Des ruelles verdissent au centre-ville

Le Marché des ruelles se trouve au coin de la rue Peel, dans une ruelle adjacente à la rue Sainte-Catherine.
Photo: Destination centre-ville Le Marché des ruelles se trouve au coin de la rue Peel, dans une ruelle adjacente à la rue Sainte-Catherine.
Alors que leurs jumelles des quartiers résidentiels se verdissent et s’animent de plus en plus, les ruelles du centre-ville sont, à l’opposé, quasiment inoccupées. Peu accueillantes, trop sombres en soirée, brûlantes par temps de canicule, elles sont délaissées par les passants qui leur préfèrent, de loin, les trottoirs achalandés des grandes artères. À l’heure actuelle, ces tronçons asphaltés servent donc principalement à entreposer les déchets des commerçants. Or, avec la densification accrue du secteur, le manque de places publiques et d’espaces verts est criant.

C’est à la suite de ce constat que Destination centre-ville (DCV) a décidé, avec l’autorisation de l’arrondissement Ville-Marie, de mettre sur pied le Marché des ruelles, un marché éphémère dans l’une des ruelles adjacentes à la rue Sainte-Catherine, au coin de la rue Peel. Ouvert du mercredi au vendredi en soirée, ce nouvel espace aménagé permettra de se procurer des légumes et fruits frais en plein cœur de la ville jusqu’à la mi-septembre.

Alors que le projet-pilote entame sa seconde semaine d’existence, la réception du public est déjà très bonne. À tel point que DCV envisage de reconduire l’initiative l’an prochain.

«Nous travaillons présentement avec la Ville pour mettre sur pied des projets récurrents, explique le directeur général de l’organisme, André Poulin. Les ruelles font partie du domaine public, mais contrairement à ce qu’on voit dans les autres arrondissements, les résidents du quartier n’y ont pas vraiment accès.»

C’est à l’appareil municipal, soutient-il, que revient la responsabilité de les rendre agréables à vivre. «On n’arrête pas de dire qu’on manque d’espace dans le centre-ville! Ce n’est pas normal que les ruelles ne soient utilisées que pour entreposer des vidanges.» Selon lui, environ une douzaine de celles qui quadrillent le centre-ville pourraient être transformées en places communes.

S’inspirer d’ailleurs

Si la réputation de la métropole québécoise en matière de ruelles vertes n’est plus à faire, elle fait toutefois pâle figure au côté d’autres grandes villes du monde quant à l’aménagement de ses ruelles commerciales. «On parle toujours de Melbourne [en Australie], lance André Poulin. Mais prenez Londres: ces ruelles ont presque toutes été transformées en jardin.» Plus près de nous, Boston, Brooklyn et Philadelphie ont, elles aussi, réussi à aménager ces espaces pour qu’ils soient accueillants. «L’idée est de donner envie aux gens d’entrer dans les ruelles, puis de les occuper.»

Car, pour le directeur général de DCV, il s’agit aussi de démystifier la ruelle. «Les gens ont l’impression qu’elles sont nécessairement sales, voire dangereuses», déplore-t-il.

À ce compte-là, l’expérience du marché est, jusqu’à maintenant, plutôt concluante puisqu’il n’aura suffi d’un aménagement tout simple et peu coûteux – imaginé et conçu par les «créateurs d’espace» de La Pépinière & Co – pour que les résidents et passants s’approprient les lieux.

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